Du côté du Potomac

J’avais annoncé dans mon dernier post que je parlerais de mon travail, mais bon il n’y a rien de vraiment particulier à en dire : ça se passe très bien, les sujets qui me sont proposés me plaisent beaucoup, les conditions de travail sont impeccables, les gens professionnels et agréables, il y a même une salle de gym en accès libre et avec cours de yoga, zumba, renforcement musculaire et j’en passe, ainsi qu’un service de navettes privées pour nous amenant du métro au pied du bâtiment et inversement. Bref, ça démarre bien !

La semaine dernière, j’ai emménagé dans ma coloc, commandé/reçu/monté mes meubles, et commencé à prendre mes marques dans cette grande maison. Là aussi, tout se passe bien. Et pour parfaire le tout, j’ai à présent assurance santé, numéro de sécurité sociale, compte bancaire et numéro de téléphone américains (la patience était de rigueur, mais comme le dit l’adage, « tout vient à point à qui sait attendre »).

Comme tout va bien dans le meilleur des mondes, je passe à l’étape suivante, celle où je vous fais découvrir ou redécouvrir Washington, au fur et à mesure des quartiers que je parcours, et où j’essaye de vous retranscrire l’atmosphère de ce début de printemps.

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Samedi dernier, avec 23°C, un ciel sans nuage et tout Washington en tenue estivale, je suis allée me balader, mon appareil photo en main. Sortant de ma maison, sur Calvert street (située pour rappel entre les deux quartiers Adams Morgan et Woodley Park), j’ai zigzagué entre les joggers pour atteindre le pont Duke Ellington, qui surplombe le Rock Creek Park. Je ne sais pas encore si la quantité de personnes pratiquant la marche rapide ou le jogging (avec ou sans son chien) est caractéristique de l’ensemble de Washington, mais en tous cas on est très loin de l’image de l’Amérique avachie dans son canapé, chips dans une main et zapette dans l’autre.

Washington semble elle-même être une ville vraiment spéciale, avec sa population ultra jeune (32 ans en moyenne), sa répartition ethnique (49% d’afro-américains contre 13% sur l’ensemble du pays), l’absence de gratte-ciels (la hauteur des bâtiments étant limitée a la largeur de la rue adjacente + 6m), et la proportion démesurée de personnes travaillant pour des organismes gouvernementaux. Mais ce qui surprend par dessus tout dans cette ville/état, c’est la quantité d’espaces verts et surtout la présence d’une véritable forêt en plein cœur de Washington : le Rock Creek Park. Ce « parc » s’étale sur 1141 hectares… Plus de trois fois Central Park (NYC), mais également plus grand que le bois de Boulogne, pour vous donner une idée. En le traversant en voiture on y croise des biches et des cerfs sur le bord de la route, ce qui crée même régulièrement des accidents de voiture… (Une bonne excuse de retard au travail non ? « Pardon chef, j’ai envoyé la voiture dans le fossé en essayant d’éviter un cervidé, j’vous le jure sur la tête de mes enfants!»).

Mes propres photos du Rock Creek Park, ce sera pour une autre fois, mais en attendant voici la vue depuis le pont Duke Ellington, ainsi que des photos empruntées pour l’occasion.

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Crédits : http://science.nature.nps.gov/

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Crédits : https://npca.s3.amazonaws.com

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Crédits : http://popville.wpengine.netdna-cdn.com/

Je me suis ensuite dirigée vers le quartier de Dupont Circle, haut lieu de la nuit Washingtonienne semble-t-il, pour bifurquer vers Georgetown, quartier hipster par excellence. A « Dupont », comme on le dit à DC, je suis tombée sur une sorte de manifestation de danse : des couples de danseurs amateurs se trémoussant sur un air de swing joué en live. De quoi attirer un public de badauds ravis par l’événement. 6.jpg

 Pour un aperçu en vidéo de cette session dansante, c’est par ici :

https://www.youtube.com/watch?v=xZstzmCSLJc

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 Arrivée à Georgetown, après une vingtaine de minutes de marche, je suis tombée sur une foule de touristes ou d’étudiants en majorité. A l’origine, Georgetown était une ville à part entière, construite bien avant Washington. Elle n’a été rattachée à Washington qu’à la fin du 19ème siècle, pour devenir ce quartier chic abritant de nombreuses ambassades dont l’ambassade de France, mais également la célèbre université de Georgetown, université jésuite n’appartenant pas à l’Ivy league mais dont l’école de médecine, notamment, est très réputée.

Georgetown

Crédits : https://heights.edu/international-discovery-camp/

L’architecture de Georgetown est très caractéristique, avec des bâtiments colorés, souvent de couleur rouge, de nombreux escaliers en extérieurs et des porches blancs, ce qui en fait un lieu touristique. Il n’y a pas de station de métro dans ce quartier, donc il faut souvent attendre un bus un moment, ou flâner en marchant. L’avenue la plus commerçante, M street, regorge d’enseignes plutôt huppées.

A propos du nom de cette rue, il faut savoir que se repérer à Washington est chose facile. Partant de la rotonde du capitole, Washington est divisé en 4 secteurs : Northwest (NW), Northeast (SE), Southwest (SW) et SouthEast (SE), composés d’avenues parallèles et perpendiculaires. Depuis le capitole, ces avenues allant du Nord vers le Sud sont désignées par des lettres,  de A street à W street. et celles allant d’Est en Ouest sont désignées par  des numéros, de 1st street à 49th street. Au milieu de tout ça on trouve quand même des rues obliques n’obéissant pas à cette structure en damier. Mais pour résumer, on ne se perd pas, ou alors il faut vraiment le faire exprès !

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Georgetown est bordée au Sud par le fleuve Potomac, qui traverse Washington. Avant d’arriver sur le “waterfront”, on traverse le “Chesapeake & Ohio Canal” plus couramment appelé C&O canal (photos ci-dessus). Mais quelques mètres plus loin, en rejoignant le Potomac, le décor change, on se croirait vraiment en bord de mer. Sur la marina, les locaux comme les touristes dégustent des crustacés en terrasse dans une ambiance sonore plutôt chargée, sous des tonnelles et des parasols bleus, et le vin blanc coule à flot. Sans parler des petites fiestas entre amis organisées sur certains yachts amarrés sur le front de mer, en toute décontraction (ou pas !). Un air de vacances, surtout à l’arrivée du printemps qui électrise les habitants de Washington après un hiver vigoureux.

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Sur ce, bon week-end à tous !

Daphné

 


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